Vivre à l'extrême - épisode 4

Deux jours passèrent (samedi et dimanche) après que Maxime Fournier eut anoncer la première élimination. Pendant ces deux jours, Alexie et Mathieu ne se quittaient pas d'une semelle, conciants qu'ils pourraient être séparés à tous jamais. Marilou tenta une fois d'interrompre leur intimité mais Jean-Maxime et Lucas l'arrêterent et la jetèrent dans la mer. En hurlant, celle-ci avait nagé jusqu'à la rive.
Jean-Maxime en avait profité pour passer plus de temps avec la Brunasse mais celle-ci semblait le fuir. Les seuls mots qu'ils avaient échangés étaient un "bonjour" et un "salut". L'adolescent l'avait souvent vu traîner un cartable brun avec elle. Un dimanche après-midi, il décida d'aller dans le chalet des filles (où il n'y avait personne heureusement) et fouilla dans les affaires de la Brunasse. Il eut un air dégouté en trouvant des "truc de filles" et se dit que ce n'était peut-être pas une si bonne idée, mais il trouva finalement ce qu'il cherchait. Il sortit du chalet en faisant très attention pour ne pas être vu puis se dirigea dans la forêt. Il croisa Mathieu et Alexie en train de s'embrasser mais n'y fit guère attention, trop intrigué par ce fameux cartable. Il trouva enfin un endroit où personne ne le surprendrait. Il grimpa à un palmier et s'assit sur la plus haute branche. Il s'installa confortablement et ouvrit le cartable. À sa grande surprise, ce n'était pas un journal intime mais des dessins. Le premier était un grand édifice enflammé. L'image était si bien dessiné qu'on aurait pu croire qu'elle était réelle. Jean-Maxime tourna la page. Un autre dessin y était mais cette fois, c'était une chambre où plusieurs petits enfants dormaient dans des lits. Des soeurs les survellaient et d'autre rangeaient leurs choses. "Un orphelinat" devina Jean-Maxime. Sur l'autre page se trouvait un cimetière. Comme au moment d'un enterrement, un prêtre et plusieurs personnes vêtues de noirs s'y trouvaient. Mais au lieu d'avoir un seul cercueil, il y en avait deux. L'adolescent distingua un homme et une femme à l'intérieur de ceux-ci. La vérité venait de le frapper. Il venait de tout comprendre. Il tourna la page. Cette fois, c'était le vide. Du moins, ça y ressemblait. Tout ce qu'on pouvait y voir, c'était une petite fille en petite boule au coin d'un mur, ses genous repliés entourrés des ses bras. Sur la page suivante, une soeur regardait la petite en la pointant du doigt. Sur l'autre page, des dizaines et des dizaines de personnes la regardaient en la pointant du doigt. Jean-Maxime se pencha sur le dessin. Il l'aurait parié, c'était bel et bien la Brunasse. "Alors elle serait orpheline" se dit l'adolescent. "Mais ses dessins sont superbes! Pourquoi les cacher?" Il tourna les pages et regarda brièvement les dessins suivant. Ils représentaient tous les différentes étapes de la vie de la Brunasse. Le jeune porta une plus grande attention lorsqu'il tomba sur le dessin de l'île sur laquelle ils se trouvaient tous. Il remarqua alors un nom et une datte au bas de la page. La datte était bien écrie mais le nom restait ilisible. "Dommage". Sa plus grande surprise fut de trouver une image des lui, son profil en fait. Non, il y avait plus qu'un dessin de lui dans ce cartable. Les traits du garçon étaient magnifiquement bien dessinés, ses yeux étaient parfaits et son petit sourire en coin était si réaliste... Jean-Maxime eut un petit sourire. "Intéressant" pensa-t-il. "On dirait bien que j'occupe ses pensées autant qu'elle occupe les miennes..." Il tomba alors sur le portrait d'Alexie. Il était vrai que depuis quelques temps, les deux adolescentes se tenaient souvent ensemble. Du moins, lorsqu'Alexie n'était pas occupée avec Mathieu.
Les dernières page du cartable étaient vierges. Jean-Maxime sauta de sa branche avec l'intention d'aller voir la Brunasse.

Vivre à l'extrême!

Pendant ce temps, une jeune fille cherchait nerveusement son cartable. Il n'était nulle part. La Brunasse sortit en trombe de son chalet et décida d'aller voir Alexie. Elle courrut dans la forêt mais tomba sur Jean-Maxime. À sa grande surprise, il tenait SON cartable entre ses mains! Tout son visage devint rouge, mais pas seulement par timidité, mais aussi par une très très grande colère...
-Justement, je te cherchais, dit-il. J'ai regardé dans ton cartable et je trouve ça...
La Brunasse explosa.
-MAIS POURQUOI AS-TU FOUILLÉ DANS MES AFFAIRES? cria-t-elle. C'EST PERSONNEL ÇA!!! J'AI MES RAISONS DE CACHER MON CARTABLE!!! JE NE VEUX PAS QUE LES GENS LE TROUVENT ET REGARDE À L'INTÉRIEUR ET DISENT QUE C'EST STUPIDE!!!
La Brunasse reprit son souffle. Elle venait de hurler! Elle à qui personne ne parle et qui ne parle à personne, elle venait de hurler après ce garçon qui se prenait pour un autre. Curieusement, elle en ressentit un pincement au coeur. "Mais qu'est-ce qui m'arrive" se demanda-t-elle. Elle se sentit très mal tout à coup...
Jean-Maxime regarda la Brunasse, sidéré. Il venait de se faire engueuler et solidement en plus. Mais pas par n'importe qui. Il venait de se faire engueuler par celle qu'il aimait et qu'il aimerait toujours! Par cette fille qui ne parlait à personne et à qui personne ne parlait.
-Je suis désolée, bredouilla la Brunasse en fixant le sol.
-Je ne trouve pas ça stupide, au contraire, affirma Jean-Maxime. C'est très bien pensé de dessiner les différentes étapes de notre vie. J'ai pu voir en plus que tu étais... que tu... que...
L'adolescent ne voulait pas enfocer le couteau dans la plaie en lui parlant de ses parents. Il décida plutôt de la taquiner un peu.
-J'ai pu voir que mon visage occupait toutes tes pensées...
La Brunasse fut plus rouge qu'elle ne l'était encore.
-Le tiens aussi occupe toutes les miennes. Tu me plaît énormément tu sais, même que je t'aime comme je n'ai jamais aimé quelqu'un de toute mon existence...
La Brunasse releva la tête. Cette fois, ce n'était pas elle qui regardait le sol mais Jean-Maxime. Voyant qu'elle ne lui répondait rien, l'adolescent lui rendit son cartable et murmura un faible aurevoir avant de partir. La Brunassae le regarda s'éloigner et même lorsqu'il fut hors de vue, elle resta là, immobile. Alors c'était de l'amour... C'était pour cette raison que lorsque Jean-Maxime s'approchait d'elle, son coeur battait la chamade; que lorsqu'il était dans son champs de vision, elle ne pouvait pas le quitter des yeux et même si elle devait être le plus subtile du monde; qu'elle avait dessiné son visage des dizaines de fois... Était-ce réellement pour ce sentiment si merveilleux, comme tout le monde le disait? Non! Elle ne pouvait pas être amoureuse! Elle ne devait pas! Impossible! Elle avait toujours vécu seule et ainsi elle restera le reste de sa vie, point bare! Non, non, non et non! Mais d'un autre côté, pourquoi n'y aurait-elle pas droit, comme tout le monde... pour être comme tout le monde? Que risquait-elle à essayer? Elle pourrait lui parler... NON!!! Non elle ne devait pas! Confuse, impuissante et désemparée, la Brunasse poussa un hurlement de désespoir en frappant tout ce qu'elle voyait.


Vivre à l'extrême!

Alexie se reposait sur Mathieu lorsqu'un hurlement la fit sursauter. Elle se leva et courrut vers la forê, Mathieu sur ses talons.
-Qu'est-ce que c'était? demanda ce dernier.
-Je n'en suis pas sûre, mais on dirait elle.
Bien sûr, l'adolescent savait de qui elle parlait.
Lorsqu'ils trouvèrent la Brunasse, cette dernière frappait un palmier en hurlant et en pleurant. Alexie la prit doucement par les épaules. Son amie se débattait avec force donc elle dut resserer son emprise. Alexie attendit que son amie soit prête à parler avant de la questionner. Mathieu, lui, les regardait, impuissant.
-Qui a-t-il? demanda Alexie.
-C'est Jean-Maxime, avoua-t-elle entre deux sanglots.
Mathieu se retourna et courrut. Il allait avait la ferme intention d'aller raisoner son ami.
Alexie fit asseoir la Brunasse près d'elle en songeant à quel moyen elle pourrait l'aider.
-Qu'a-t-il fait?
La Brunasse lui expliqua les évènement qui s'étaient produit. Alexie l'écoutait attentivement en hochant parfois la tête.
-Je ne sais pas quoi faire, termina-t-elle. Quelque chose en moi me dit que d'aimer Jean-Maxime serait fantastique, unique. Mais une autre partie me dit que je dois pas, que je ne dois pas oublier mon passé...
-Ton passé?
-Lorsque j'étais petite, mes parents sont décédé dans un incendie. Toutes les autres personnes présentes ne sont pas mortes. Sur deux cent, il n'y a eut que deux victimes, et il a fallu que ça tombe sur mes parents. Alors un agent du gouvernement est venu me rencontrer et m'a demandé si j'avais de la famille. Malheureusement, l'horreur m'avait déjà volé la parole; je ne pouvais plus parlé. J'aurais voulu lui parler, lui expliquer, mais je ne pouvais pas! L'horreur détenait ma voix! Voyant que je ne répondait pas, il m'a envoyé dans une orphelinat. Évidement, les soeurs ont voulu m'aider, mais je ne parlais pas. Elles ont donc finit par lâcher prise. L'horreur me forçait toujours à être dans un coin et à me renfrongner. Un jour, un enfant m'a regardé et s'est mis à rire de moi en me pointant du doigt. Tous les enfants présents ont fait de même et quelques soeurs cachaient des gloussements. Après ce jour, personne ne m'a plus jamais adressé la parole et je n'ai parlé à personne. Puis je t'ai rencontré et j'ai rencontré Jean-Maxime...
La Brunasse se mit à pleurer, mais cette fois, c'était des larmes douces et silencieuses.
Alexie avait suivit dans le cahier à dessins de son amie. Elle pouvait parfaitement imaginer les scènes.
-Lorsque j'ai vu Marilou et Mathieu se parler, j'ai sentit l'horreur me quitter et elle s'approchait de toi. Peut-être aurais-tu eu une autre réaction que la mienne, mais elle aurait été aussi blessante. J'ai décidé de te parler, pour que tu puisses faire face à l'horreur...
-Mais tu es forte! s'exclama Alexie. L'horreur ne t'attaquera pas à nouveau! Tu es assez forte pour l'éloigner! Je t'aiderai! Je t'aiderai toujours, quoi qu'il arrive!
La Brunasse murmura un merci à peine audible.
-J'ai un nom aussi, annonça-t-elle. Mes parents m'appellaient Allie, Allie LeBlanc.
-Et l'horreur ne reprendra pas ton nom, crois moi!
Les deux adolescentes se regardèrent en souriant. Elle avait eut raison. Alexie était vraiment différente. Après quelques minutes de silence, Alexie eut un petit rictus.
-Mais laisse moi t'aider pour Jean-Maxime...
La Brunasse étampa une main contre son front en fermant les yeux.


Vivre à l'extrême!

Mathieu avait courru voir Jean-Maxime. Lorsqu'il le trouva, le surfer l'empoigna par les épaules et lui demanda, d'un ton pressant:
-Qu'est-ce que tu lui as fait?
-Mais de quoi parles-tu?
-De la Brunasse!
Jean-Maxime lui raconta son échange avec elle et ne voyait pas le lien entre lui et le fait qu'elle avait hurlé en frappant sur n'importe quoi.
-Tu devrais aller lui parler, suggéra Mathieu.
Jean-Maxime haussa les épaules.


Vivre à l'extrême!

Le soleil couché, les concurants furent convoqués autours du feu pour l'anonce de l'élimination. Alexie serrait Mathieu contre elle de toutes ses forces, ne sachant que trop bien que cela pourrait être leur dernier moment ensemble.
Maxime Fournier, l'animateur, arriva devant eux en les saluant. L'ambiance était vraiment tendue... Chaque coix du publique aurait un effet sur les adolescents: Mathieu rendraient Marilou et Noémie totalement heureuse et Alexie en dépression; la Brunasse perderait sa seule et unique amie et du côté de Vincent: tout le monde serait heureux de son départ.
-Alors ce soir, un de nous devra nous quitter, anonça Maxime d'un ton morne. J'ai les résultats dans ce panier...
Tous les adolescents se regardèrent. Une expression de défi pouvait facilement se lire sur leur visage. Marilou émit un gloussement en regardant Mathieu et Alexie.
-Et celui qui nous quittera ce soir est...
La tension était toujours à son comble.
-Vincent.
Tous les visages se tournèrent vers lui. Alexie sauta au coup de Mathieu et l'embrassa passionément, lui démontrant ainsi à quel point elle était heureuse qu'il reste avec elle. Le mathématicien se leva et murmura pour lui même. Maxime le reconduit à l'hélicoptère qui le ramènerait chez lui. Lorsque l'appareil fut hors de vue, tout le monde s'exclama de joie, en particulier Lucas. Les festivités terminées, les adolescents rentrèrent dans leur chalet respectif. Jean-Maxime resta derrière et quand la Brunasse passa près de lui, il lui prit doucement le bras.
-Est-ce qu'on peut se parler seul à seul? demanda-t-il.
La Brunasse répondit que non. Les deux adolescents s'éloignèrent des chalets.
Alexie et Matieu les regardèrent disparaître dans la noirceur. L'adolescente afficha un petit sourire de satisfaction. Si tout marchait comme prévu... La jeune fille entra pour se coucher.


Vivre à l'extrême!

La Brunasse et Jean-Maxime marchèrent côte à côte le long de la plage, la Lune étant leur unique lumière.
-Je suis désolé pour ce que je t'ai fait faire, avoua le jeune homme. Je n'aurais jamais cru que ç'aurait fait cet effet...
Ils s'arrêtèrent. La Brunasse le regarda. "Jouait-il le jeu? Lui disait-il la vérité?" Ils regardèrent un moment les vagues s'échouer sur le sable, leurs sons produisant une douce musique.
-Je m'appelle Allie, fit la jeune fille pour briser ce silence quasi insoutenable.
-C'est vraiment magnifique, répondit Jean-Maxime en réprimant un sourire.
De longues minutes passèrent sans qu'ils ne se parlent. Jean-Maxime n'en pouvait plus de garder le silence sur ses sentiments envers elle. Il se disait que s'il ne se "débarassait" pas de ce fardeau à tant, c'est à dire avant qu'elle ne soit éliminée, il ne pourrait plus jamais aimer autant quelqu'un... qu'elle.
-Allie, je t'aime, lâcha-t-il. Je me fous de ce que les autres en penseront, je me fous de ce qu'ils diront, je t'aime, c'est tout. Si tu ne ressens pas la même chose pour moi, si tu ne veux plus me voir, je comprendrai, mais saches que ce n'est pas qu'un simple petit amour d'adolescence. C'est un amour véritable, un amour puissant... J'aimais je ne pourrai aimer quelqu'un d'autre autant que je t'aime toi.
Allie tourna la tête vers lui. Il avait dit tout ça sans quitter les vagues des yeux. Dieu qu'il était beau ainsi, ses yeux parcourant le vide qu'était l'océan, ses cheuveux battant au vent. Venait-il réellement de lui dire ça? Elle l'aimait elle aussi, c'était défénitif maintenant. Et ça y est, l'horreur était parti, disparu. L'amour l'avait éloigner à jamais. Qu'il revienne pour voir! Elle avait maintenant Alexie et Jean-Maxime et il n'y avait rien de plus puissant que l'amour et l'amitié.
Allie lui répondit par un sourire. Jean-Maxime comprit tout de suite et sourit à son tour. Il n'avait jamais été aussi heureux! Ils décidèrent de retourner à leurs chalets. Pendant qu'ils marchaient, Jean-Maxime demanda:
-Est-ce que ça te dérange si... je te prends la main?
La question aurait été bien stupide si ça n'avait pas été elle, mais il préférait tout de même lui demander à cause de son énorme timidité.
-Non... répondit Allie dans un souffle.
Jean-Maxime glissa ses doigts entre les siens et, main dans la main, ils longèrent la plage. Lorsque vint le moment de se quitter, le garçon lui souhaita une bonne nuit accompagné d'un baiser sur la joue. Jean-Maximen rentra et Allie passa ses doigts à l'endroit où il l'avait embrassé. Après avoir remarqué qu'elle avait l'air complètement stupide à rester planter là, l'adolescente entra et ferma doucement la porte derrière elle pour ne pas réveiller les autres. Quand elle s'apprêta à se coucher, Alexie bondit de son lit.
-Et puis? demanda-t-elle toute excitée.
Allie réprima un sourire.
-Il m'a tout avoué, déclara-t-elle.
-Non!
L'adolescente hocha la tête. Elle avait rougie jusqu'aux oreilles.
-Et ensuite?
-Eh bien... je... nous...
Comment pouvait-elle arriver à parler avec le regard insitant et excité d'Alexie? Si elle voulait des détails, elle n'avait qu'à demander à Jean-Maxime! Il était si à l'aise avex tout!
-Alors? Qu'avez-vous fait?
-On ne s'est pas embrasser à en perdre notre souffle, si c'est à quoi tu t'attends! s'exclama Allie. Jean-Maxime y est allé, disons, tranquille.
-Oh... Mais ce n'est pas grave, ce qui compte, c'est que vous sachez que vous vous aimez l'un l'autre. Tu as amplement le temps de faire... ce qu'un couple doit faire... ??? Bref, je dis n'importe quoi. Ce qui veut maintenant dire que vous sortez ensemble!
-Je crois que oui...
-Tu ne crois pas; c'est officiel!
-Si tu le dis...
-Je suis vraiment heureuse pour toi.
-Merci.


Vivre à l'extrême!

Couchée dans son lit, Marilou fulminait en écoutant la conversation d'Alexie et de l'autre.


Vivre à l'extrême!

Jean-Maxime se coucha. Il mit ses mains derrière sa tête et regarda le plafond. Il ne s'était jamais senti aussi vivant de toute sa vie. Son coeur s'était vraiment allégé et il ne se demanda pas pourquoi, il le savait. S'il n'avait pas été dans un monde de préjugés et de différences, il aurait sortit dehors et crier à quel point il était amoureux...

Vivre à l'extrême!


He he.... je crée de l'or. Nah c'est une blague! Ben peut-être que c'est vrai mais bon, j'crois pas m'être rendu à un tel point ;) C'est mon épisode préféré, sincèrement. Je sais pas pour vous... Bref (merde j'dois me trouver d'autre chose à dire que bref ça fait trop enfant-civilisé). J'espère que ça vous a plus. Le 5e dès que j'ai une heure devant moi!
Et pour vous donnez une petite information personnelle, j'avais écrit cette article la fin de semaine passée, c'est à dire la fin de semaine avant l'Halloween. Quand j'ai voulu le mettre en ligne, mon article a disparu! J'ai été obligée de le réécrire quasiment au complet et je dois vous avouer que ce n'est vraiment pas évident. Bref, j'ai envoyé une plainte à Skyrock pour leur dire de retrouver mon article perdu et de changer leur supprimer de place parce que, je sais pas si vous avez remarqué mais il est juste à côté du Enregistrer. Fac que tsé, si j'veux enregistrer mais j'accroche le Supprimer, bye bye l'article!
Finalement, ils m'ont pas répondu -_-'
Vivre à l'extrême - épisode 4

# Posté le samedi 25 octobre 2008 17:07

Modifié le samedi 01 novembre 2008 14:06

Vivre à l'extrême - épisode 5

Tôt le matin, on cogna à porte du chalet des filles. Noémie, encore endormie, alla ouvrir. Étrangement, il n'y avait personne. L'adolescente sortit la tête et scruta les alentours. Son regard s'arrêta sur le seuil où se trouvait un journal plié en deux. La jeune fille le prit et lu les grandes lignes. Elle rentra, ferma la porte et se dirigea au milieu de la pièce sans quitter le journal des yeux. Les autres concurrentes se préparaient et s'habillaient.
-Regardez ce que nous avons reçu, les filles, dit Noémie.
Tous les regards se dirigèrent vers elle et le journal.
-C'est le journal le Soleil, déduisit Alexie.
Noémie vint s'asseoir sur son lit. Elle lu l'article en première page à haute voix pour que tout le monde puisse l'entendre.
-Les policiers de la sureté du Québec nous on informés, hier le 30 octobre qu'un prisonnier s'était évadé d'une prison. Ils n'ont pas voulu nous dire le nom de cette prison mais ce qui est maintenant sûr, c'est que l'évadé court toujours. On nous a apprit qu'il avait commis un quadruple meurtre dans un camping en plein air, dans la région de la Tuque. Il serait ensuite allé à Québec pour commettre un triple meurtre d'adolescents dans un camping.
-Quelques jours plus tard, continua Lucas dans le chalet des garçons, il s'est rendu au Saguenay-Lac-Saint-Jean et a terminé avec un autre quadruple meurtre, encore d'adolescents et dans un camping. Il a écopé d'une sentence à vie mais après deux ans, il s'est enfui. Nous demandons à tous et à toutes de demeurer très vigilants et d'accroître vos moyens de sécurité. Voici quelques exemples : barrer les portes et fenêtre, garder quelques lumières allumées et se déplacer en groupe. Et si vous avez de l'information quelconque, vous devez absolument les faire parvenir au centre de police le plus près de chez vous.
Les adolescents se regardèrent, la peur dans les yeux. Ils décidèrent d'aller dans le chalet des filles pour en discuter. Mathieu cogna et Allie vint lui répondre. Ils entrèrent et s'assirent chacun sur un lit.
-Vous croyez qu'il pourrait se rendre jusqu'ici? demanda Marilou qui semblait avoir perdu toute rancune envers les autres.
C'était la question que tous se posaient.
-Mais quel est le rapport avec nous? se questionna Alexie à voix haute.
-Maxime ne nous aurait pas donné ces journaux sans que tout ça soit arrangé! s'exclama Jean-Maxime.
-Oui, répondit Allie d'une voix timide. Je me rappelle ce meurtrier. J'ai lu un article à son sujet, lorsqu'il a été arrêté.
Tous les concurrents la regardèrent. Ils avaient de plus en plus peur. Soudain, Marilou bondit de son lit et sortit à l'extérieur.
-Non! gémit-elle.
Les autres vinrent la rejoindre et constatèrent que l'unique hélicoptère de l'île était haut dans les airs, Maxime Fournier à son bord.
Jean-Maxime lâcha des jurons comme jamais il ne l'avait fait. Toutes les filles fondirent en larmes. Ils les avaient abandonnés! Comment avaient-ils pu?
-SALOPARDS REVENEZ!!! hurla Jean-Maxime en frappant l'air de ses poings. REVENEZ BANDE DE LÂCHES!!!
-Ça ne sert à rien, tenta de le calmer Allie. Ils sont partis et ne reviendront pas.
-C'est impossible, fit Mathieu. Ils n'ont pas le droit de nous faire ça?
-Et c'est écrit où à ton avis? demanda Marilou sur un ton sarcastique.
Le surfer la regarda froidement. Il s'avança vers elle d'un pas menaçant mais Lucas s'interposa.
-Ça suffit, dit-il. Ce n'est pas de cette façon que nous allons nous en sortir. D'après moi, c'est une de leur situation extrême. Nous devons travailler en équipe si nous voulons nous en sortir.
Les autres furent d'accord. Ils commencèrent par déménager les lits des garçons dans le chalet des filles.

Vivre à l'extrême!

Après quelques heures de déménagement, les garçons partirent trouver du poisson ou autres petit gibier. Pendant ce temps, les fille préparèrent le feu et cueillirent des petits fruits. Bien sûr, ils restaient tous en groupe. Ils n'avaient pas eu la brillante idée de voyager seul. Ils mangèrent en silence, les uns collés contre les autres. Bien qu'il eut un air protecteur envers Allie, Jean-Maxime avait peu. Peur pour lui, peur pour les autres mais surtout peur pour Allie. Si jamais le tueur débarquait sur leur île et touchait à un seul de ses cheveux, l'adolescent allait lui faire regretter d'avoir vu le jour. Mathieu pensait la même chose pour Alexie.
De plus en plus inquiète, Noémie se posait une question depuis plusieurs heures déjà.
-Qu'allons-nous faire en attendant? s'enquit-elle.
-En attendant quoi? fit Marilou sur un ton froid.
-Je ne sais pas... Ne vont-ils pas revenir nous chercher? C'est totalement impensable qu'ils aient pu nous faire ça! Ne devrions-nous pas tenter d'appeler à l'aide?
Quelques concurrents murmurèrent leur opinion. Marilou demanda avec quoi ils pourraient obtenir de l'aide puisque les techniciens de l'émission leurs avaient confisqué tout appareil électroniques.
-En faisant un énorme feu, conclut Mathieu.
Ils se mirent à la tâche. Les adolescents se séparèrent en groupe de trois et de quatre. Marilou, Allie, Jean-Maxime et Lucas et Alexie, Mathieu et Noémie. Ils devaient rapporter le plus de bois possible. Leur cueillette terminée, ils empilèrent branches, feuilles morte et bâton et Mathieu alluma le tout sur le bord de la plage. Les adolescents décidèrent d'entrer dans le chalet des filles, maintenant mixte, pour attendre leur supposée aide.
Mathieu et Alexie se couchèrent à plat ventre sur le lit de cette dernière et le garçon passa un bras autour de l'adolescente. Jean-Maxime alla rejoindre Allie sur son lit et ils s'assirent en indien. L'adolescent glissa ses doigts entre ceux de celle qu'il aimait tant. Allie le regarda dans les yeux. Elle était apeurée, il le savait. Mais il empêcherait n'importe qui de lui faire du mal.
-Je te protégerai, lui promit-il.
-Contre un tueur fou? s'exclama Marilou. Oh oui, toutes les chances sont de ton côté, mon vieux. Imagine, il a réussit à tuer quatre adolescents dans une seule nuit, il ne fera qu'un bouchée de toi.
-J'essaierai quand même, ragea Jean-Maxime.
-Fais ce que tu veux, dit Marilou en faisant signe qu'elle s'en foutait complètement. Ce n'est pas moi qui vais pleurer toutes les larmes de mon corps si tu te fais assassiner.
Elle se tourna vers Allie, un petit sourire en coin. La Brunasse lâcha la main de son ami et bondit sur elle. Elle empoigna fermement son coup, la rage défigurant son visage.
-Lâche-moi, supplia Marilou.
Allie eut un moment d'hésitation puis desserra son étreinte. Elle débarqua du lit pour retourner sur le sien.
-Ça c'est mieux, fit Marilou.
Vive comme l'éclair, Allie se retourna et assena une droite dans le visage de l'adolescente qui gémit de douleur en mettant ses mains sur son nez et courut à la salle de bain pour arrêter le sang qui coulait de son nez. La Brunasse la regarda s'éloigner en respirant bruyamment. Personne n'alla aider Marilou, même pas Noémie. Tout le monde regardait celle qui lui avait foutu un coup de poing au visage.

Vivre à l'extrême!

Le soleil était sur le point de se coucher alors les adolescents décidèrent de manger. Ils firent la même chose que le matin et firent cuire le tout sur le feu de secours qui brûlait encore. Leur repas terminé, ils rentrèrent dans le chalet se coucher. Jean-Maxime et Alexie furent le premier duo à monter la garde. Dans leur cas, cela consistait à rester éveiller et à être attentif aux bruits suspects. Au moindre son inquiétant, ils devaient réveiller les autres.
Durant la journée, les adolescents s'étaient fabriqué des lances en bois. Bien que ce fût très primitif, ils avaient un moyen de défense.
-Que ce passe-t-il en ce moment entre toi et Allie? demanda Alexie lorsqu'elle se fut assurée que les autres dormaient.
-Elle sait que je l'aime comme un fou et je crois que c'est réciproque, répondit-il. Mais j'ai peur qu'elle ne soit pas... prête à ce que je l'embrasse. Ça ne parait peut-être pas mais c'est très dur d'attendre.
-Je comprends.
-Mais je vais patienter jusqu'à ce qu'elle le soit. Je ne veux la brusquer pour rien au monde alors... Attends!
Jean-Maxime avait murmuré son dernier mot.
-Tu as entendu? chuchota-t-il.
Alexie fit non de la tête. Ils prêtèrent attention aux sons de l'extérieur et entendirent des bruits pas sur le sable. En panique, ils réveillèrent les autres. Chacun prit sa lance. Mathieu serra Alexie contre lui et Jean-Maxime prit la main d'Allie.
-Que faisons-nous? demanda Noémie.
-Nous devrions attendre voir s'il a repéré le chalet, proposa Lucas.
-Postons-nous deux par deux aux fenêtres, renchérit Mathieu.
Ce qu'ils firent. Marilou regarda par son ouverture aperçu le meurtrier. Il avait les cheveux et la barbe longues et noires, des cicatrices couvrant tous ses bras et il était vêtu de noir. L'adolescente gémit entre ses dents, sa jambe tremblait comme une feuille.
-Il est là, murmura-t-elle aux autres.

Vivre à l'extrême!


Petit article un peu en lien avec l'Halloween. Et je sais pas si vous aviez catché la datte aussi, nos concurants sont le 31 octobre... Woouuuhhh! :P La suite bientôt.
Vivre à l'extrême - épisode 5

# Posté le samedi 01 novembre 2008 14:58

Modifié le samedi 01 novembre 2008 16:52

Vivre à l'extrême - épisode 6

Les adolescents marchèrent silencieusement vers la fenêtre de Marilou. Ils retinrent leur souffle, se demandant ce qui allait se passer. Le tueur marchait en direction de la forêt, il ne semblait pas avoir remarqué leur chalet. Lorsqu'il fut hors de vue, les adolescents poussèrent un long soupir de soulagement. La sueur perlait sur leurs front tellement ils étaient effrayés.
Soudain, ils entendirent deux coups frappés contre le mur du fond, celui du côté de la forêt. Terrifiés, ils sortirent en trombe du chalet et courent chacun de leur côté, dans la forêt.

Vivre à l'extrême!

Alexie était déjà bien loin lorsqu'elle s'aperçue qu'elle était seule, dans cette forêt noire et effrayante. Elle s'arrêta de courir, constatant la gravité de la situation. Elle tourna sur elle-même, les larmes aux yeux en émettant des gémissements à chaque inspiration.
-Mathieu, sanglota-t-elle.
Elle entendit une branche se briser et se retourna vivement. Effrayée, elle courut mais trébucha. Elle tenta de se relever sur les coudes et en levant la tête, elle vit un visage crasseux, des yeux fous et un sourire maniaque.

Vivre à l'extrême!

-ALEXIE!!! hurla Mathieu lorsqu'il l'entendit hurler de peur.
Même s'il était un garçon des plus courageux et qu'il avait un solide orgueil, le surfer pleurait, mais il s'en foutait. Comment ne pas paniquer dans une telle situation? Quand il entra dans la forêt tropicale, il tomba sur le reste du groupe. Eux aussi avaient entendu Alexie. Allie tremblait comme une feuille pour son amie. Les adolescents décidèrent d'aller aider la jeune fille, ils ne la laisseraient pas aux mains d'un tueur en série évadé d'une prison.

Vivre à l'extrême!

-Non, gémit Alexie en voyant le tueur devant elle.
Elle se releva à toute vitesse et la première chose qu'elle pensa à faire fut de sauver sa vie. Elle s'enfuit, pris une branche au sol et se retourna vivement en assommant le tueur qui la suivait au pas de course. Le choque fut fatal, du moins, c'est ce qu'elle croyait. Mais lorsqu'elle voulut repartir, une main agrippa sa cheville et la mit au sol. L'adolescente poussa un autre cri de peur que tous les autres entendirent.
-Tuer, fit l'assassin d'une voix de fou. Tuer, je veux tuer.
Il se mit à rire comme un dément. Complètement paralysée par la peur, Alexie ne put rien faire. Le tueur mit une main à sa gorge et commença à serrer. La jeune fille sentait l'emprise de l'homme sur sa gorge et elle devina que son heure avait sonnée.
Soudain, l'assassin tomba sur elle. Voyant qu'il ne bougeait pas, l'adolescente le repoussa et se leva. Elle constata que les autres étaient là, des bâtons à la main.
-Merci, dit Alexie.
Tout à coup, l'homme au sol remua et se releva avec peine. Il se mit à rire une seconde fois. À la grande surprise de tout le monde, Allie s'avança vers lui.
-Tu sais, des gens peuvent t'aider pour ton problème, fit-elle sur un ton étonnement calme.
Tous la regardèrent, pétrifiés.
-Je peux t'aider si tu veux. Enfin, je peux t'aider à t'aider. À trouver de l'aide disons.
L'homme la regarda, les yeux plissé par l'effort de comprendre ce qu'elle tentait de lui dire.
-Beaucoup de gens comme toi ont été guéris par des spécialistes. Tu n'es pas perdu.
L'assassin poussa un léger grognement mais Allie ne sembla pas l'entendre.
-Je sais que ce n'est pas de ta faute si tu es comme ça! C'est l'horreur qui s'est attaquée à toi! Je te comprends parfaitement, tu sais!?
L'homme secoua vigoureusement la tête en grognant.
-Allie, tu vois bien que ça ne sert à rien. Lâche-le, la supplia Jean-Maxime.
La Brunasse fit la sourde oreille.
-Viens, je t'aiderai, proposa-t-elle au tueur.
Celui-ci s'avança lentement vers elle, un sourire fou accroché aux lèvres. Il tendit les bras devant lui ayant l'intention de lui faire la même chose qu'à Alexie.
-Non, ce n'est pas bien de faire ça.
-Allie... s'inquiéta de plus en plus Jean-Maxime.
-Je sais que tu es capable.
-Allie!
Le tueur s'approchait de plus en plus et son expression ne changeait pas.
-Allez, un petit effort, je sais que tu les peux...
Le tueur n'était qu'à quelques centimètres de l'adolescente.
-ALLIE!!! hurla Jean-Maxime.
L'assassin empoigna la gorge de l'adolescente. Sans réfléchir, Jean-Maxime s'élança sur lui en lui assenant plusieurs coups de bâtons à la tête. Inconscient, l'homme gisait au sol, son poult était faible.
La Brunasse se tenait devant lui et elle venait de réaliser l'inconscience de son acte. Des larmes se mirent à couler sur ses joues.
-Je voulais simplement l'aider, fit-elle entre deux sanglots.
-Je sais, la réconforta Jean-Maxime.
Il s'approcha d'elle et la serra dans ses bras. L'adolescente enfouit son visage dans son cou et se mit à pleurer de plus belle.
-Que faisons-nous de lui? demanda Noémie.
-Nous ne pouvons quand même pas le garder avec nous! ajouta Lucas.
-J'ai vu d'autres chalets en arrivant en hélicoptère, informa Mathieu. Trois de nous devraient aller les fouiller pour voir si ce n'est pas l'endroit où ils ont gardé nos cellulaires.
Ils approuvèrent. Jean-Maxime décida de rester au chalet avec Allie et Alexie, qui étaient toutes les deux en état de choc. Mathieu Noémie et Marilou partiraient à la recherche des chalets. Les adolescents décidèrent d'enfermer l'assassin dans le chalet des garçons et bloquèrent la porte à l'aide de deux lits.

Vivre à l'extrême!

Assis sur un lit, Jean-Maxime et Allie étaient dans les bras l'un de l'autre. L'adolescente pleurait encore. Le garçon se dit que c'était parce qu'elle était terrorisée d'être passé à deux doigts de mourir.
Alexie, elle, était assise en indien dans son lit, tenant ses genoux et en se balançant d'avant en arrière. Son regard était vide et ses yeux ronds comme des soucoupes. « Il a faillit me tuer » se rappela-t-elle. « J'ai faillit mourir. J'ai frôlé la mort! » Elle se répétait ces mots sans arrêt tout en continuant de se balancer. Lucas montait la garde. Il sortait de temps en temps vérifier que la porte n'avait pas été défoncée. Cela faisait une heure que les autres étaient partis. Ils ne devraient pas tarder à revenir.

Vivre à l'extrême!

Mathieu conduisit son groupe vers les autres chalets qu'il avait aperçu en arrivant sur l'île. Cela leur prit environ quinze minutes à s'y rendre. Quand ils furent à l'intérieur, ils eurent tous un air consterné lorsqu'ils virent la haute technologie que les techniciens et l'animateur disposaient. Ce fut Marilou qui fut la plus offusquée de tous. Elle se tenait dans l'embrasure de la porte, les mains sur les hanches, la bouche en o parfait, les yeux écarquillés.
-Ils vont m'entendre parler de leur haute technologie, menaça-t-elle. Pourquoi, eux, ils auraient tout ça et pas nous?
-Parce qu'ils ne sont pas des concurrents de l'émission, répondit Mathieu en la dépassant pour entrer.
Ils se mirent à fouiller tous les tiroirs et les armoires de fond en comble pour finalement trouver une petite boîte en carton qui contenait tous leurs iPod, leurs cellulaires et autres gadgets électroniques. Chaque adolescent reprit le sien. Mathieu composa le 911 mais sans succès; il n'y avait pas de signal. Ils sortirent à l'extérieur et chacun essaya de son côté.
-Attendez un peu, dit Noémie. Comment la police viendra-t-elle ici si le poste le plus près est à des centaines de kilomètres?
-Avec la garde côtière, je ne sais pas, répondit Marilou.
-Aucune chance, affirma Mathieu. Avec ce temps et cette température, les bateaux sont rangés depuis longtemps.
-Alors nous devrons appeler Maxime Fournier! s'exclama Noémie.
-Tu as son numéro? demanda froidement Marilou.
Son amie lui lança un regard noir et se retint pour ne pas lui envoyer des jurons en pleine figure.
-Moi je l'ai, dit Mathieu.
-Comment ça t'as son numéro? s'étonna Marilou.
-Aucune importance.
L'adolescent composa le numéro à plusieurs reprises, tentant d'avoir un signal. Ils réussirent enfin et parlèrent à l'animateur. Ce dernier parut surpris de les entendre mais assura qu'il serait bientôt sur place avec toute l'équipe.
Soulagés, les trois adolescents allèrent annoncer la bonne nouvelle aux autres.

Vivre à l'extrême!

-Il est là, dit Lucas en pointant le chalet des garçons.
L'équipe de Vivre à l'extrême s'avança, débloqua la porte et entra. À la grande surprise des concurrents, les techniciens ne sautèrent pas sur le tueur mais éclatèrent de rire, accompagnés de l'assassin. Ils rirent durant de longues minutes sous les regards étonnés des huit adolescents.
-Mais qu'est-ce que cela signifie? questionna Alexie.
Le groupe d'adultes se tournèrent vers eux en essuyant leurs larmes de plaisir.
-On vous a bien eut! s'exclama Maxime.
-QUOI!?
-C'était une autre épreuve, leur annonça l'animateur. Dans cette émission, il n'y a pas que des épreuves de dextérité ni de force, mais aussi des missions dangereuses et effrayantes.
-Effrayantes, terrifiantes et traumatisante, rectifia Alexie.
L'équipe éclata de rire une nouvelle fois.
-Mais vous êtes complètement malades de nous avoir fait croire une telle chose! s'indigna Jean-Maxime. C'était... c'était...
-Génial! termina Maxime.
-Inoubliable! renchérit le faux assassin.
-Mon père va entendre parler de ça! menaça Marilou.
-Ton père? fit Maxime, étonné. Il a signé un contrat avant l'émission disant que tout pouvait arriver dans cette émission. Il ne peut rien faire, n'y même tous vos parents.
Les adolescents le regardèrent, rageurs. Ils n'arrivaient pas à croire ce qui venait de leur arriver et cela leur prendrait un certain temps avant de pouvoir pardonner l'équipe de l'émission.
-Allez, bonne nuit, les salua l'animateur.
Ils partirent en riant et en se félicitant de ce bon coup.
-Je vais les tuer, fit Jean-Maxime en brandissant le poing.
Les adolescents décidèrent d'aller se coucher mais s'aperçurent que les lits des garçons étaient encore dans le chalet des filles. Noémie et Marilou voulurent que les adolescents les reprennent mais ceux-ci déclarèrent qu'ils étaient trop fatigués pour un tel exercice. Les sept concurrents dormirent donc dans la même pièce, mais puisqu'il manquait deux lits, ceux qui avaient servis à barricader la porte, Mathieu et Alexie dormirent dans le même lit ainsi que Jean-Maxime et Allie.
-Je vous préviens, les avertis Marilou, si j'entends un seul bruit suspect, je vous sors dehors de mes propres mains. On n'est pas dans un pornshow quand même!
Les deux couples la regardèrent d'un air de dégoût en secouant légèrement la tête et se disaient pour eux-mêmes « Mais pour qui est-ce qu'elle nous prend!? »

Vivre à l'extrême!


La suite de l'épisode 5 est terminée, je trouve la fin assez comique mais j'avoue que si j'avais été à leur place, j'aurais étripé la face de l'animateur (typiquement moi :p). Bref, d'autres épisodes arrivent bientôt, promis!
Vivre à l'extrême - épisode 6

# Posté le mardi 04 novembre 2008 20:50

Vivre à l'extrême - épisode 7

Le lendemain, les adolescents se réveillèrent assez tard puisqu'ils ne s'étaient couchés qu'aux petites heures du matin. Ce fut Maxime qui vint les réveiller en cognant à leur porte. Il fut surpris de voir les garçons et les filles dans le même chalet, en plus que certain étaient couchés dans le même lit.
-Bon matin, dit-il en arquant un sourcil.
Les concurrents s'éveillèrent un à la fois. Ils s'assirent dans leurs lits, les cheveux entremêlés, les yeux cernés. Lorsqu'il les sentit prêts à l'écouter, Maxime se racla la gorge.
-L'équipe de Vivre à l'extrême vous pris d'accepter toutes ses excuses concernant l'évènement du faux-tueur. Nous ne croyions pas que ça irait jusque là. Puisqu'il y a eut beaucoup d'émotions, nous considérons cela comme une épreuve. Puisque les deux équipes ont participé également, nous allons remettre une trousse de premiers soins à chacune d'elle. Ils étaient censés être donnés lors de l'épreuve de cette semaine mais puisque la soirée avec le faux-tueur à été, disons, extrême, nous ne vous ferons pas subir une seconde épreuve. Nous nous reverrons lors de la prochaine élimination qui sera dans quelques jours. Pardonnez-nous encore.
Les adolescents reçurent leurs trousses et décidèrent qu'il y en aurait une pour les filles et l'autre pour les garçons. Ensuite, ils allèrent cueillirent leur déjeuner. Lorsqu'elles se croisèrent, Alexie et Marilou se lancèrent des regards meurtriers. Imaginez-vous cette scène au ralenti, comme dans un film. La sensation est la même.
Après avoir mangé, les adolescents se regardèrent, se demandant comment occuper leur temps libre.
-Pourquoi ne pas faire une exploration dans la forêt? proposa Mathieu.
-Pour qu'on se perde et qu'on meurt de faim? lança Marilou. Pas question!
-On pourrait faire des jeux d'adresse mais version sauvage, suggéra Jean-Maxime.
Les adolescents acquiescèrent mais Noémie dit que s'ils voulaient jouer au fer-à-cheval, il valait mieux ne pas compter sur elle.
-Vous avez déjà fait de l'escrime? demanda Alexie.
Les autres répondirent que non.
-C'est vraiment amusant. Vous voulez essayer?
-Pourquoi pas, répondit Lucas.
Ils prirent tous les bâtons qu'ils avaient utilisés la veille et Alexie commença à expliquer les règles. Ensuite, elle dessina un grand rectangle, qui ressemblait plus à un carré, dans le sable.
-Cette zone sera la zone des combats.
Ils organisèrent un mini tournoi. Le vainqueur remporterait un fruit de chacun des autres concurrents lors du prochain repas.

Vivre à l'extrême!

La journée passa et les adolescents avaient fait un tournoi d'escrime et tir. Alexie gagna le premier et Lucas, l'épreuve de tir. Le soleil se coucha et les garçons remirent leurs lits dans leur chalet. Ensuite, Mathieu et Alexie allèrent marcher le long de la plage, Lucas, Marilou et Noémie bavardaient sur la plage et Allie et Jean-Maxime étaient allés dans la forêt, pas loin des chalets.

Vivre à l'extrême!

Alexie prit la main de Mathieu. Elle adorait ces moments où ils ne parlaient pas et profitaient de chaque secondes qui passaient, ne se préoccupant de rien.
-J'ai eu si peu que tu partes, l'autre jour. Lorsque j'ai entendu ton nom, ça a eut un effet d'un coup de poing dans mon ventre. Je n'aurais pas été capable de survivre sans toi.
-Moi non plus, répondit-il.
-Mais le pire aurait été que tu crois Marilou et que tu finisses avec elle. Je n'aurais jamais été capable de supporter cette humiliation.
-Je ne suis pas comme ça.
-Alors comment es-tu, fit Alexie avec un sourire.
Mathieu s'arrêta de marcher, la tira contre lui et l'embrassa.

Vivre à l'extrême!

Adossés contre un arbre, Allie et Jean-Maxime se parlait de tout et de rien, de leur vie, de leur école, où il vivait. Ils apprirent qu'ils habitaient dans la même région, soit au centre du Québec. Ils se dirent qu'après l'émission, ils pourraient encore se voir. Jean-Maxime habitait Beauport et Allie dans le Vieux-Québec. Cette nouvelle ravi l'adolescent. Il n'aura pas le c½ur brisé lorsque viendrait le moment de se séparer lors d'une élimination.
La Brunasse changea brusquement de sujet en lui demandant :
-Comment es-tu tombé amoureux de moi alors que nous ne nous parlions que très rarement?
-Tu crois au coup de foudre?
-Un peu...
-Il m'a frappé. Dès la première seconde que je t'ai vue, j'ai su que je ne pourrai plus jamais de quitter des yeux, plus jamais... Et toi?
-Je n'en sais rien. Ton image m'est souvent revenue et j'étais timide devant toi, je me sentais si stupide. Je croyais que faisais toujours quelque chose de mal en ta présence mais regarde où on en est.
Jean-Maxime hocha la tête.
-Est-ce que tu as dessiné mon portrait ces dernier temps? demanda-t-il d'un air amusé.
-Oh!
Elle lui assena un léger coup à l'épaule. L'adolescent se mit à rire. Leurs regards se croisèrent et ils se regardèrent longtemps sans bouger, sans changer de position.
-Je t'aime, déclara-t-elle.
Elle approcha lentement son visage du sien et, aucunement assurée, l'embrassa doucement. Contrairement à ce qu'elle aurait pu pensée, ce baiser dura longtemps, très longtemps. Même que plus les minutes passaient, plus ce moment devenaient intense et plus ils s'embrassaient avec ardeur, avec passion. Allie ouvrit subitement les yeux, se rendant soudainement compte de ce qu'elle était en train de faire. Elle retira brusquement son visage, faisant sursauter Jean-Maxime.
-Je suis désolée, s'excusa-t-elle en se levant.
Elle voulu s'éloigner mais Jean-Maxime lui prit le poignet pour la retourna vers lui.
-Tu n'as pas à t'excuser, la réconforta-t-il.
Sur ces mots, il l'embrassa de nouveau. Rassurée, Allie lui rendit son baiser et se dit que l'horreur ne reviendrait plus jamais la hanter, plus jamais...

Vivre à l'extrême!

Les jours passèrent et les concurrents s'aperçurent de l'énorme changement de ladite Brunasse. Ils étaient tous heureux pour elle (excepté Marilou qui faisait la moue) et l'encourageaient, en particulier Alexie.
Le jour de l'élimination était déjà arrivé et le soir, les concurrents se réunirent autour du feu. Maxime Fournier arriva avec son panier de paille qui contenait tous leurs noms.
-Bonsoir la gang, fit-il en se tapant dans les mains. Comme vous pouvez le constater, la deuxième semaine de Vivre à l'extrême tire à sa fin. Et ce soir, trois noms seront pigés pour l'élimination. Après les deux jours de votes, vous devrez réarranger vos équipes. Sur ce, je pige les trois noms. Bonne chance!
Les adolescents se regardèrent. Tous voulaient que Marilou s'en aille, mais ils ne savaient pas de quoi elle était capable, ils ne la connaissaient pas encore.
Maxime pigea le premier nom.
-Noémie Castel, annonça-t-il.
Les six autres adolescents se tournèrent vers. Maxime tira l'autre nom du panier.
-Lucas Dumont.
Voilà, il ne restait plus qu'à piger Marilou, enfin, c'est ce que tous les autres souhaitaient, mais elle non. Après quelques secondes de suspens, l'animateur sortit le troisième et dernier nom.
-Jean-Maxime Béliveau.
Allie eut la sensation d'un coup de poing au ventre. Elle se tourna vers le garçon, espérant constater que son nom ne venait pas d'être pigé. Jean-Maxime lui réprima un sourire pincé.
-Alors ce soir et les deux autres jours à venir, ce sera à vous, chers téléspectateurs, de voter pour celui ou celle que vous voulez voir partir. Bon vote!
L'animateur souhaita bonne nuit aux adolescents avant de partir. Avant d'entrer dans son chalet, Allie courut voir Jean-Maxime et lui sauta dans les bras en pleurant. Sachant à quel point elle était bousculée, L'adolescent tenta de la réconforter.
-Je ne partirai pas, promit-il.

Vivre à l'extrême!


Bon, le septième épisode de terminé! Pas grand-chose à dire à part que le train-train quotidien de nos concurrents roule comme à l'habitude. Hope you enjoy ;-) !!!
Vivre à l'extrême - épisode 7
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# Posté le vendredi 07 novembre 2008 18:35

Vivre à l'extrême - Élimination 2

Donc les résultats sont:
Jean-Maxime: 0 vote, 0%
Lucas: 1 vote, 13%
Noémie: 7 votes, 88%
Les votes sont clos pour le moments, merci de votre participation ;-)
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# Posté le vendredi 07 novembre 2008 18:39

Modifié le mardi 11 novembre 2008 18:24