Jean-Maxime en avait profité pour passer plus de temps avec la Brunasse mais celle-ci semblait le fuir. Les seuls mots qu'ils avaient échangés étaient un "bonjour" et un "salut". L'adolescent l'avait souvent vu traîner un cartable brun avec elle. Un dimanche après-midi, il décida d'aller dans le chalet des filles (où il n'y avait personne heureusement) et fouilla dans les affaires de la Brunasse. Il eut un air dégouté en trouvant des "truc de filles" et se dit que ce n'était peut-être pas une si bonne idée, mais il trouva finalement ce qu'il cherchait. Il sortit du chalet en faisant très attention pour ne pas être vu puis se dirigea dans la forêt. Il croisa Mathieu et Alexie en train de s'embrasser mais n'y fit guère attention, trop intrigué par ce fameux cartable. Il trouva enfin un endroit où personne ne le surprendrait. Il grimpa à un palmier et s'assit sur la plus haute branche. Il s'installa confortablement et ouvrit le cartable. À sa grande surprise, ce n'était pas un journal intime mais des dessins. Le premier était un grand édifice enflammé. L'image était si bien dessiné qu'on aurait pu croire qu'elle était réelle. Jean-Maxime tourna la page. Un autre dessin y était mais cette fois, c'était une chambre où plusieurs petits enfants dormaient dans des lits. Des soeurs les survellaient et d'autre rangeaient leurs choses. "Un orphelinat" devina Jean-Maxime. Sur l'autre page se trouvait un cimetière. Comme au moment d'un enterrement, un prêtre et plusieurs personnes vêtues de noirs s'y trouvaient. Mais au lieu d'avoir un seul cercueil, il y en avait deux. L'adolescent distingua un homme et une femme à l'intérieur de ceux-ci. La vérité venait de le frapper. Il venait de tout comprendre. Il tourna la page. Cette fois, c'était le vide. Du moins, ça y ressemblait. Tout ce qu'on pouvait y voir, c'était une petite fille en petite boule au coin d'un mur, ses genous repliés entourrés des ses bras. Sur la page suivante, une soeur regardait la petite en la pointant du doigt. Sur l'autre page, des dizaines et des dizaines de personnes la regardaient en la pointant du doigt. Jean-Maxime se pencha sur le dessin. Il l'aurait parié, c'était bel et bien la Brunasse. "Alors elle serait orpheline" se dit l'adolescent. "Mais ses dessins sont superbes! Pourquoi les cacher?" Il tourna les pages et regarda brièvement les dessins suivant. Ils représentaient tous les différentes étapes de la vie de la Brunasse. Le jeune porta une plus grande attention lorsqu'il tomba sur le dessin de l'île sur laquelle ils se trouvaient tous. Il remarqua alors un nom et une datte au bas de la page. La datte était bien écrie mais le nom restait ilisible. "Dommage". Sa plus grande surprise fut de trouver une image des lui, son profil en fait. Non, il y avait plus qu'un dessin de lui dans ce cartable. Les traits du garçon étaient magnifiquement bien dessinés, ses yeux étaient parfaits et son petit sourire en coin était si réaliste... Jean-Maxime eut un petit sourire. "Intéressant" pensa-t-il. "On dirait bien que j'occupe ses pensées autant qu'elle occupe les miennes..." Il tomba alors sur le portrait d'Alexie. Il était vrai que depuis quelques temps, les deux adolescentes se tenaient souvent ensemble. Du moins, lorsqu'Alexie n'était pas occupée avec Mathieu.
Les dernières page du cartable étaient vierges. Jean-Maxime sauta de sa branche avec l'intention d'aller voir la Brunasse.
-Justement, je te cherchais, dit-il. J'ai regardé dans ton cartable et je trouve ça...
La Brunasse explosa.
-MAIS POURQUOI AS-TU FOUILLÉ DANS MES AFFAIRES? cria-t-elle. C'EST PERSONNEL ÇA!!! J'AI MES RAISONS DE CACHER MON CARTABLE!!! JE NE VEUX PAS QUE LES GENS LE TROUVENT ET REGARDE À L'INTÉRIEUR ET DISENT QUE C'EST STUPIDE!!!
La Brunasse reprit son souffle. Elle venait de hurler! Elle à qui personne ne parle et qui ne parle à personne, elle venait de hurler après ce garçon qui se prenait pour un autre. Curieusement, elle en ressentit un pincement au coeur. "Mais qu'est-ce qui m'arrive" se demanda-t-elle. Elle se sentit très mal tout à coup...
Jean-Maxime regarda la Brunasse, sidéré. Il venait de se faire engueuler et solidement en plus. Mais pas par n'importe qui. Il venait de se faire engueuler par celle qu'il aimait et qu'il aimerait toujours! Par cette fille qui ne parlait à personne et à qui personne ne parlait.
-Je suis désolée, bredouilla la Brunasse en fixant le sol.
-Je ne trouve pas ça stupide, au contraire, affirma Jean-Maxime. C'est très bien pensé de dessiner les différentes étapes de notre vie. J'ai pu voir en plus que tu étais... que tu... que...
L'adolescent ne voulait pas enfocer le couteau dans la plaie en lui parlant de ses parents. Il décida plutôt de la taquiner un peu.
-J'ai pu voir que mon visage occupait toutes tes pensées...
La Brunasse fut plus rouge qu'elle ne l'était encore.
-Le tiens aussi occupe toutes les miennes. Tu me plaît énormément tu sais, même que je t'aime comme je n'ai jamais aimé quelqu'un de toute mon existence...
La Brunasse releva la tête. Cette fois, ce n'était pas elle qui regardait le sol mais Jean-Maxime. Voyant qu'elle ne lui répondait rien, l'adolescent lui rendit son cartable et murmura un faible aurevoir avant de partir. La Brunassae le regarda s'éloigner et même lorsqu'il fut hors de vue, elle resta là, immobile. Alors c'était de l'amour... C'était pour cette raison que lorsque Jean-Maxime s'approchait d'elle, son coeur battait la chamade; que lorsqu'il était dans son champs de vision, elle ne pouvait pas le quitter des yeux et même si elle devait être le plus subtile du monde; qu'elle avait dessiné son visage des dizaines de fois... Était-ce réellement pour ce sentiment si merveilleux, comme tout le monde le disait? Non! Elle ne pouvait pas être amoureuse! Elle ne devait pas! Impossible! Elle avait toujours vécu seule et ainsi elle restera le reste de sa vie, point bare! Non, non, non et non! Mais d'un autre côté, pourquoi n'y aurait-elle pas droit, comme tout le monde... pour être comme tout le monde? Que risquait-elle à essayer? Elle pourrait lui parler... NON!!! Non elle ne devait pas! Confuse, impuissante et désemparée, la Brunasse poussa un hurlement de désespoir en frappant tout ce qu'elle voyait.
-Qu'est-ce que c'était? demanda ce dernier.
-Je n'en suis pas sûre, mais on dirait elle.
Bien sûr, l'adolescent savait de qui elle parlait.
Lorsqu'ils trouvèrent la Brunasse, cette dernière frappait un palmier en hurlant et en pleurant. Alexie la prit doucement par les épaules. Son amie se débattait avec force donc elle dut resserer son emprise. Alexie attendit que son amie soit prête à parler avant de la questionner. Mathieu, lui, les regardait, impuissant.
-Qui a-t-il? demanda Alexie.
-C'est Jean-Maxime, avoua-t-elle entre deux sanglots.
Mathieu se retourna et courrut. Il allait avait la ferme intention d'aller raisoner son ami.
Alexie fit asseoir la Brunasse près d'elle en songeant à quel moyen elle pourrait l'aider.
-Qu'a-t-il fait?
La Brunasse lui expliqua les évènement qui s'étaient produit. Alexie l'écoutait attentivement en hochant parfois la tête.
-Je ne sais pas quoi faire, termina-t-elle. Quelque chose en moi me dit que d'aimer Jean-Maxime serait fantastique, unique. Mais une autre partie me dit que je dois pas, que je ne dois pas oublier mon passé...
-Ton passé?
-Lorsque j'étais petite, mes parents sont décédé dans un incendie. Toutes les autres personnes présentes ne sont pas mortes. Sur deux cent, il n'y a eut que deux victimes, et il a fallu que ça tombe sur mes parents. Alors un agent du gouvernement est venu me rencontrer et m'a demandé si j'avais de la famille. Malheureusement, l'horreur m'avait déjà volé la parole; je ne pouvais plus parlé. J'aurais voulu lui parler, lui expliquer, mais je ne pouvais pas! L'horreur détenait ma voix! Voyant que je ne répondait pas, il m'a envoyé dans une orphelinat. Évidement, les soeurs ont voulu m'aider, mais je ne parlais pas. Elles ont donc finit par lâcher prise. L'horreur me forçait toujours à être dans un coin et à me renfrongner. Un jour, un enfant m'a regardé et s'est mis à rire de moi en me pointant du doigt. Tous les enfants présents ont fait de même et quelques soeurs cachaient des gloussements. Après ce jour, personne ne m'a plus jamais adressé la parole et je n'ai parlé à personne. Puis je t'ai rencontré et j'ai rencontré Jean-Maxime...
La Brunasse se mit à pleurer, mais cette fois, c'était des larmes douces et silencieuses.
Alexie avait suivit dans le cahier à dessins de son amie. Elle pouvait parfaitement imaginer les scènes.
-Lorsque j'ai vu Marilou et Mathieu se parler, j'ai sentit l'horreur me quitter et elle s'approchait de toi. Peut-être aurais-tu eu une autre réaction que la mienne, mais elle aurait été aussi blessante. J'ai décidé de te parler, pour que tu puisses faire face à l'horreur...
-Mais tu es forte! s'exclama Alexie. L'horreur ne t'attaquera pas à nouveau! Tu es assez forte pour l'éloigner! Je t'aiderai! Je t'aiderai toujours, quoi qu'il arrive!
La Brunasse murmura un merci à peine audible.
-J'ai un nom aussi, annonça-t-elle. Mes parents m'appellaient Allie, Allie LeBlanc.
-Et l'horreur ne reprendra pas ton nom, crois moi!
Les deux adolescentes se regardèrent en souriant. Elle avait eut raison. Alexie était vraiment différente. Après quelques minutes de silence, Alexie eut un petit rictus.
-Mais laisse moi t'aider pour Jean-Maxime...
La Brunasse étampa une main contre son front en fermant les yeux.
-Qu'est-ce que tu lui as fait?
-Mais de quoi parles-tu?
-De la Brunasse!
Jean-Maxime lui raconta son échange avec elle et ne voyait pas le lien entre lui et le fait qu'elle avait hurlé en frappant sur n'importe quoi.
-Tu devrais aller lui parler, suggéra Mathieu.
Jean-Maxime haussa les épaules.
Maxime Fournier, l'animateur, arriva devant eux en les saluant. L'ambiance était vraiment tendue... Chaque coix du publique aurait un effet sur les adolescents: Mathieu rendraient Marilou et Noémie totalement heureuse et Alexie en dépression; la Brunasse perderait sa seule et unique amie et du côté de Vincent: tout le monde serait heureux de son départ.
-Alors ce soir, un de nous devra nous quitter, anonça Maxime d'un ton morne. J'ai les résultats dans ce panier...
Tous les adolescents se regardèrent. Une expression de défi pouvait facilement se lire sur leur visage. Marilou émit un gloussement en regardant Mathieu et Alexie.
-Et celui qui nous quittera ce soir est...
La tension était toujours à son comble.
-Vincent.
Tous les visages se tournèrent vers lui. Alexie sauta au coup de Mathieu et l'embrassa passionément, lui démontrant ainsi à quel point elle était heureuse qu'il reste avec elle. Le mathématicien se leva et murmura pour lui même. Maxime le reconduit à l'hélicoptère qui le ramènerait chez lui. Lorsque l'appareil fut hors de vue, tout le monde s'exclama de joie, en particulier Lucas. Les festivités terminées, les adolescents rentrèrent dans leur chalet respectif. Jean-Maxime resta derrière et quand la Brunasse passa près de lui, il lui prit doucement le bras.
-Est-ce qu'on peut se parler seul à seul? demanda-t-il.
La Brunasse répondit que non. Les deux adolescents s'éloignèrent des chalets.
Alexie et Matieu les regardèrent disparaître dans la noirceur. L'adolescente afficha un petit sourire de satisfaction. Si tout marchait comme prévu... La jeune fille entra pour se coucher.
-Je suis désolé pour ce que je t'ai fait faire, avoua le jeune homme. Je n'aurais jamais cru que ç'aurait fait cet effet...
Ils s'arrêtèrent. La Brunasse le regarda. "Jouait-il le jeu? Lui disait-il la vérité?" Ils regardèrent un moment les vagues s'échouer sur le sable, leurs sons produisant une douce musique.
-Je m'appelle Allie, fit la jeune fille pour briser ce silence quasi insoutenable.
-C'est vraiment magnifique, répondit Jean-Maxime en réprimant un sourire.
De longues minutes passèrent sans qu'ils ne se parlent. Jean-Maxime n'en pouvait plus de garder le silence sur ses sentiments envers elle. Il se disait que s'il ne se "débarassait" pas de ce fardeau à tant, c'est à dire avant qu'elle ne soit éliminée, il ne pourrait plus jamais aimer autant quelqu'un... qu'elle.
-Allie, je t'aime, lâcha-t-il. Je me fous de ce que les autres en penseront, je me fous de ce qu'ils diront, je t'aime, c'est tout. Si tu ne ressens pas la même chose pour moi, si tu ne veux plus me voir, je comprendrai, mais saches que ce n'est pas qu'un simple petit amour d'adolescence. C'est un amour véritable, un amour puissant... J'aimais je ne pourrai aimer quelqu'un d'autre autant que je t'aime toi.
Allie tourna la tête vers lui. Il avait dit tout ça sans quitter les vagues des yeux. Dieu qu'il était beau ainsi, ses yeux parcourant le vide qu'était l'océan, ses cheuveux battant au vent. Venait-il réellement de lui dire ça? Elle l'aimait elle aussi, c'était défénitif maintenant. Et ça y est, l'horreur était parti, disparu. L'amour l'avait éloigner à jamais. Qu'il revienne pour voir! Elle avait maintenant Alexie et Jean-Maxime et il n'y avait rien de plus puissant que l'amour et l'amitié.
Allie lui répondit par un sourire. Jean-Maxime comprit tout de suite et sourit à son tour. Il n'avait jamais été aussi heureux! Ils décidèrent de retourner à leurs chalets. Pendant qu'ils marchaient, Jean-Maxime demanda:
-Est-ce que ça te dérange si... je te prends la main?
La question aurait été bien stupide si ça n'avait pas été elle, mais il préférait tout de même lui demander à cause de son énorme timidité.
-Non... répondit Allie dans un souffle.
Jean-Maxime glissa ses doigts entre les siens et, main dans la main, ils longèrent la plage. Lorsque vint le moment de se quitter, le garçon lui souhaita une bonne nuit accompagné d'un baiser sur la joue. Jean-Maximen rentra et Allie passa ses doigts à l'endroit où il l'avait embrassé. Après avoir remarqué qu'elle avait l'air complètement stupide à rester planter là, l'adolescente entra et ferma doucement la porte derrière elle pour ne pas réveiller les autres. Quand elle s'apprêta à se coucher, Alexie bondit de son lit.
-Et puis? demanda-t-elle toute excitée.
Allie réprima un sourire.
-Il m'a tout avoué, déclara-t-elle.
-Non!
L'adolescente hocha la tête. Elle avait rougie jusqu'aux oreilles.
-Et ensuite?
-Eh bien... je... nous...
Comment pouvait-elle arriver à parler avec le regard insitant et excité d'Alexie? Si elle voulait des détails, elle n'avait qu'à demander à Jean-Maxime! Il était si à l'aise avex tout!
-Alors? Qu'avez-vous fait?
-On ne s'est pas embrasser à en perdre notre souffle, si c'est à quoi tu t'attends! s'exclama Allie. Jean-Maxime y est allé, disons, tranquille.
-Oh... Mais ce n'est pas grave, ce qui compte, c'est que vous sachez que vous vous aimez l'un l'autre. Tu as amplement le temps de faire... ce qu'un couple doit faire... ??? Bref, je dis n'importe quoi. Ce qui veut maintenant dire que vous sortez ensemble!
-Je crois que oui...
-Tu ne crois pas; c'est officiel!
-Si tu le dis...
-Je suis vraiment heureuse pour toi.
-Merci.
He he.... je crée de l'or. Nah c'est une blague! Ben peut-être que c'est vrai mais bon, j'crois pas m'être rendu à un tel point ;) C'est mon épisode préféré, sincèrement. Je sais pas pour vous... Bref (merde j'dois me trouver d'autre chose à dire que bref ça fait trop enfant-civilisé). J'espère que ça vous a plus. Le 5e dès que j'ai une heure devant moi!
Et pour vous donnez une petite information personnelle, j'avais écrit cette article la fin de semaine passée, c'est à dire la fin de semaine avant l'Halloween. Quand j'ai voulu le mettre en ligne, mon article a disparu! J'ai été obligée de le réécrire quasiment au complet et je dois vous avouer que ce n'est vraiment pas évident. Bref, j'ai envoyé une plainte à Skyrock pour leur dire de retrouver mon article perdu et de changer leur supprimer de place parce que, je sais pas si vous avez remarqué mais il est juste à côté du Enregistrer. Fac que tsé, si j'veux enregistrer mais j'accroche le Supprimer, bye bye l'article!
Finalement, ils m'ont pas répondu -_-'


